Ce sujet, qui m’apparaît assez fondamental, est trop peu souvent abordé. Le monde tel qu’il est organisé, réduit de plus en plus notre temps de conscientisation, de pause, de reconnexion à soi. Tant sont prégnants les stimuli extérieurs qu’on nous donne. En outre, famille, éducation et monde du travail, n’offrent nulle espace à ces considérations.
Or, il est bien question de la place que j’occupe dans ce que je vis ! Non pas dans des critères socio-économiques, mais dans le fondement même de ce que « je suis ».
Dès notre plus jeune âge, nous n’avons pas été guidés, éveillés et connectés à nos besoins et à nos aspirations. Puis, pris dans le flot la vie qui nous emporte, se crée un vide, très souvent indéfinissable, mais à la source d’un profond mal-être.
Ceci va donc largement influencer ma façon d’entrer en relation. Puisqu’en moi n’est pas alimenté ce qui me permet de m’épanouir, je vais donc le rechercher dans le contact. L’autre, l’activité, la chose vont donc servir à combler ce manque !
Cette relation n’est pas saine et équilibrée puisqu’elle fonctionne sur le degré de satisfaction que je peux obtenir. Alors, autant une personne peut offrir plus pour combler, autant une chose n’est que ce qu’elle est ! Donc ce mouvement du « donne moi ce qui me manque » ne peut générer de grands échanges harmonieux et respectueux. Car il y a un « besoin de » que l’autre doit honorer sinon je reste frustré et je peux passer à autre chose !
Trop de personnes se sont ainsi « vidées » à trop vouloir satisfaire l’autre, hors de toutes limites. Tant d’objets s’entassent dans nos placards, souvenirs fugaces d’un stimulus éphémère !
Il existe pourtant un chemin pour aller vers la pleine satisfaction de ses aspirations. La reconnexion à soi, profondément, sincèrement. « Aller au contact » de ce que je ressens, de ce qui me plaît et de ce que j’ai envie d’expérimenter. Et surtout mettre en place ce qui me nourrit. C’est dans l’intimité de ce qui m’anime que je peux résoudre en moi tout manque.
Cette configuration où je suis totalement moi, rassasié, rempli, me permet enfin d’entrer en relation !
Alors, je ne suis plus uniquement un consommateur de. Je ne cherche plus à recevoir jusqu’à satiété. Je peux à nouveau être dans l’émission vers. L’équilibre retrouvé d’une relation harmonieuse du donner/recevoir permettant au grand flux de la vie de circuler pour le bien de tous et de tout.
Alors, cher lecteur, dans quelle configuration es-tu ?
Antoine, sur le chemin
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