Nous pouvons définir ce dernier comme une représentation du monde, une manière de voir les choses, un modèle cohérent qui repose sur un fondement défini.
Or, beaucoup de personnes ressentent qu’une évolution a lieu depuis quelques années. Le temps semble s’accélérer. Les repères changent. Les mentalités perdent de leurs assises.
Un grand nombre pense encore qu’il est tributaire de ce qui se passe autour de lui, du monde extérieur. C’est en partie juste, mais trop partiel. Certes, nous vivons collectivement, depuis que les sociétés se sont constituées. Mais il n’en demeure pas moins que nous existons déjà individuellement. La dualité apparaît bien ici, aussi.
Avec la montée vibratoire, ressentie, nous sommes amenés à fonctionner différemment. Car ce qui se passe sur notre planète impacte tout ce qui s’y trouve. Cette élévation a donc des effets sur notre corps, nos émotions, notre façon de fonctionner et de percevoir. Notre compréhension évolue avec la reconscientisation de notre nature profonde, dépassant le simple cadre humain. Nos potentiels se réveillent, nous aspirons à une autre façon d’interagir avec le vivant.
Alors, quand nous pouvons lire ou entendre « changement de paradigme », comment l’interpréter ? Permettez-moi d’en faire ici une lecture personnelle.
Depuis des éons, l’être a toujours senti l’importance de l’environnement extérieur sur le façonnage de sa propre existence. Or, avec les réveils de nos potentialités et l’ouverture de notre compréhension à plus vaste, tout bouge ! Nous pouvons ressentir que l’origine de ce que nous expérimentons n’est plus à l’extérieur. Nous en sommes la source. Ce qui revient à dire que tout commence par soi.
Le changement de paradigme peut donc être défini comme le passage de la vision collective à la vision individuelle. Ce qui définissait notre vie est donc transformé. L’importance devient (ou redevient) bien ce que « je suis » prioritairement et le « nous » intervient après, dans un deuxième temps.
Ceci ne vise pas à nous faire devenir individualistes, mais à faire exister notre soi. En se reconnaissant celui-ci, nous sommes en capacité d’accepter celui de l’autre. Donc, que chacune et chacun a sa légitimité à être tel qui est. Tous différents et concourants vers le même Tout. Ce qui pouvait avant me déranger est alors redevenu belle complémentarité.
Ainsi, nous pouvons reprendre en mains notre souveraineté d’être unique parmi d’autres. Apaisé et en joie de côtoyer l’altérité et son infinie richesse. Investir ce changement qui honore le vivant et son expérimentation. Une sorte de « coming in » salutaire, somptueux et bienveillant !
Antoine qui est !
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